Les ancêtres normands Colombe

Fils de Jacques Colombe (1611-1670) et de Rolline Drieu (1615-1670), Louis était Normand. Il avait vu le jour vers 1632, si l'on se base sur l'âge déclaré lors de son décès. Il avait reçu le baptême au Neubourg. C'est aujourd'hui une commune d'environ 4000 habitants et le centre le plus actif d'un plateau auquel elle a donné son nom. La N 13, qui va de Paris à Caen, passe par Évreux. Vingt kilomètres au-delà, elle croise la D 840 qui, prise sur la droite, conduit au Neubourg en cinq kilomètres.

Sur la grande place s'élève un château dont il ne subsiste qu'un corps de logis à pans de bois et la salle des préaux (XIIe s.). L'église, placée sous le vocable de Saint-Paul, est typiquement normande avec ses hautes voûtes. C'est dans cette église que l'ancêtre Louis Coulombe reçut sans doute le baptême, car elle date du XVIe siècle. On peut visiter, à quatre kilomètres, le château du Champ-de-Bataille, l'une des plus majestueuses demeures de Normandie, construit à la fin du XVIIe siècle.

On sait que l'intendant Talon favorisait la venue en Nouvelle-France de jeunes filles qui pourraient fonder des foyers avec de jeunes hommes arrivés célibataires pour s'y acquitter d'engagements.

C'est en 1664 ou 1665, semble-t-il que l'ancêtre Coulombe arrive en Nouvelle-France. Aucune mention ne lui donne un rôle de soldat. Il a sans doute décidé de son propre chef se s'engager pour recevoir sûr. La première mention de Louis Coulombe en Nouvelle-France se trouve dans le recensement de 1666. Il est domestique engagé chez Charles Roger, sieur des Colombiers, bourgeois et notable de Québec. En 1667, il quitte Charles Roger et acquiert deux arpents de front de terre à l'Île d'Orléans, côté du chenal du nord, terre qu'il revend le 2 juillet 1667, à Gabriel Gosselin. Mgr de Laval concède à la fin 1667, une terre de trois arpents et 13 ½ pieds de front, à Louis Coulombe, dans la future paroisse Saint-Laurent de l'Île d'Orléans.

En 1668 arrivait Jeanne Boucault, originaire du faubourg Saint-Germain (Paris). Fille de Nicolas et de Marguerite Thibault, elle était orpheline de père et était âgée d'environ 17 ans. Hélas, on avait abusé d'elle. Le 26 octobre de la même année lui naissait un fils, né de père inconnu. Lorsqu'elle arriva à Québec, elle disposait d'un certain pécule estimé à 300 livres et d'une dot royale de 50 livres. Les yeux se croisent et finalement après quelques roucoulements, le mariage est célébré à Sainte-Famille, le 30 septembre 1670.

Après avoir vécu pendant environ huit années sur la terre de Ste-Famille, en 1681, les recenseurs retrouvent le couple sur une terre de Saint-Laurent. Le colombier Boucault/Coulombe amène douze enfants dans la colonie. Celui qui nous intéresse particulièrement se nomme Jean et est né à l'Île d'Orléans en 1675

L'aïeule, Jeanne Boucault est retrouvée gelée sur la grève de la rivière de Beauport, le 23 janvier 1696. Elle est inhumée le 25, à Beauport. Elle était âgée de 45 ans. L'aïeul, Louis Coulombe, lui survit 24 ans, jusqu'en 1720, où il est inhumé à Saint-Laurent, le 30 novembre.

La Presse, Montréal, samedi 28 janvier 1995, Robert Prévost (tiré de http://denisrheault.com/genealogie/ancetresnormands.htm)

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